Le Lait s'est taillé une
place de choix dans l'univers publicitaire au Québec. Un livre
résume son histoire et un disque reprend des mélodies françaises de
sa dernière campagne Jamais sans mon lait. Jamais sans ma pub,
diront les Publivores.
Quand un seul ne suffit pas
Cet automne, le Lait marque la rentrée de sa nouvelle
campagne signée BBDO Montréal. Tel un nectar qui confère
l'immortalité, le Lait a donné un nouveau souffle à sa
publicité, qui, cette fois, propose des variations sur le
thème connu de Un verre de lait c'est bien, mais deux
c'est mieux. Mais ne nous méprenons pas : il s'agit d'une
campagne totalement innovatrice qui nous ravira tous grâce à
une approche à la fois drôle et singulière.
À la télé, une succession d'images nous montre des
ensembles dont manque un élément essentiel. Ce sont plusieurs
tableaux qui se succèdent sur une musique évocatrice, des
portraits suggestifs et incomplets qui suscitent un léger
vague à l'âme, pour illustrer que deux parties d'un tout ne
peuvent se passer de leur complément. Que ce soit une petite
fille assise seule sur une balançoire à bascule, une mariée
sans époux sur le parvis de l'église ou sur un gâteau de noce,
ou encore une fillette sans double tendant l'oreille à une
boîte de conserve reliée par un fil qui pend à l'autre bout,
les protagonistes affichent tous cet air incrédule devant le
vide créé par l'absence de la deuxième composante
indispensable. Le message se termine par l'image d'un petit
garçon qui dresse l'index et le majeur pour former le symbole
caractéristique de la campagne Un verre de lait c'est
bien, mais deux c'est mieux. Depuis le 12 septembre 2005,
un message de 60 secondes en français et un condensé de 30
secondes en anglais et en français sont sur les ondes.
En affichage, une première vague d'exécutions imprimées
dévoilent un sympathique lapin à une seule oreille et un homme
arborant une moitié de moustache. La deuxième vague est
composée de deux autres affiches : le célèbre Monsieur Patate
amputé d'un oeil et un gâteau de noce sans la mariée.
Dans les journaux, d'autres illustrations plus littérales
de couples fameux ne comprenant qu'un membre esseulé
dépeignent, entre autres, la Bête sans la Belle et Roméo sans
Juliette.
Toujours en imprimé, d'autres affiches fantaisistes mettent
l'accent sur l'apport nutritif essentiel de deux verres de
lait. Dans les centres sportifs, on voit une dame excentrique
juchée sur un vélo stationnaire monté sur deux verres de lait
en guise de roues et un homme soulevant un haltère formé de
deux verres de lait qui font figure de poids. Dans les écoles,
un patin à roulettes, d'une part, et une planche à roulettes,
d'autre part, chacun placé en équilibre sur deux verres de
lait, véhiculent le même message auprès de la jeunesse.
Déjà, on peut apercevoir un peu partout sur les trottoirs
des méga colonnes flanquées d'un énorme verre de lait portant
la signature Un verre de lait c'est bien, mais deux c'est
mieux.
Bien plus qu'un simple dispositif publicitaire, voilà un
événement dont tout le monde entendra parler à moins que vous
ne vous trouviez dans une contrée lointaine et
inhabitée...
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